C’est l’histoire d’un motard...

Il y a le motard du dimanche, celui qui passe plus de temps à nettoyer son engin qu’à s’en servir... Et puis il y a ZE motard. Plus qu’un simple titre, c’est un état d’esprit qui anime les riders aux longs courriers...

Les mémoires d’un motard

Dans cette série, à caractère autobiographique, on découvre Ptiluc, le motard qui a soif d’aventure et de découvertes…

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Au fil des cinq volumes, Ptiluc nous raconte sa passion et son apprentissage de la moto, non pas sous forme de planches de BD mais au fil d’un récit autobiographique illustré. Tout d’abord sous forme de rêve, qui va devenir réel, on va suivre Ptiluc sur ses premiers parcours. Sur les chemins de ses voyages, en même temps que les frontières franchies, l’adolescent va progressivement devenir un adulte. Ses bribes de vie, nous sont racontées simplement autour de la moto, objet de liberté. A la lecture de ce récit, vous ferez connaissance avec ce jeune homme, passionné de dessin et de voyage, devenu grand…

- Ptiluc répond :

Tu as été un petit crétin qui voulait une grosse moto. A présent que tu es un grand crétin, roules-tu toujours ?

« Je ne fais que ça, je n’existe que par la bd et la moto. Si tu m’enlèves un des deux, je ne suis pas bien. Je raconte mes souvenirs de motard en bouquin, pas en bd, parce que la bd moto est un créneau saturé ! Il y a le pire et le meilleur, ça ne sert à rien d’aller là-dedans ! Mais ça aurait peut-être mieux marché avec des cases et des bulles. Tant pis, je préfère le raconter par l’écriture. Un peu de prose, ça change des bulles. En voyage, j’erre, je peux rouler pendant des mois sans savoir vraiment où je vais m’arrêter. Je voudrais me faire sponsoriser par Total pour distribuer une revue dans les stations service en Afrique Centrale ! Il y a une énorme culture bd au Congo, au Gabon, et plus particulièrement une culture de presse satirique, c’est un peu "Charlie Hebdo gentillisé" ! L’idée est de mettre sur pied une rédaction, de réunir des auteurs africains. Il faudrait utiliser internet pour envoyer les dessins et faire imprimer les revues dans chaque pays. Ainsi, on éviterait les problèmes de corruption avec les douaniers. Les dessinateurs africains veulent que ça bouge chez eux, c’est juste un problème d’argent et de diffusion. Mais en ce moment, Total est vachement occupé et ce n’est pas évident. Pourtant je voudrais juste être mis en relation avec une direction locale. A un moment, j’étais directeur d’une collection Afrique chez Albin. Il y eu BD Africa, Rwanda 1994 et Magie Noire. Cette collection n’existe plus, néanmoins, le tome 2 de "Rwanda" et de "Magie Noire" sont programmés. »

Interview de Ptiluc pour Bd à bd

Les projets chez Albin Michel concernent ’Mémoires de motard’ ?

« Le problème de ’Mémoires de motard’ est que cela a très bien marché au début, et maintenant qu’il y a beaucoup de livres de voyages et de BD quand on propose quelque chose d’hybride il est difficile de trouver son public. Du coup cela ne fonctionne plus. Mais comme c’est apprécié chez Albin, ça sera peut-être repris. Quand je pars en voyage, j’ai un petit ordinateur avec une palette, j’emmène tout dans ma moto et je me débrouille pour me connecter : c’est une sorte d’écriture de voyage en live plutôt que de faire un récit une fois rentré. Je "fictionnise" ce que je vis au jour le jour, dans des situations parfois complexes. De rendre plus littéraire ces situations, je trouve ça étonnant comme concept spatiotemporel. Et je vais le refaire. En mieux ! »

Guillaume Monier pour Evene.fr - Mai 2007

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