Interviews dédiées à Ptiluc

Sélection d’interviews de Ptiluc

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- Pour tout savoir sur La Foire aux cochons :

Du grand homme au cochon...un enfer paisible !

Un entretien avec Ptiluc, auteur de La Foire aux cochons

Parutions.com : Une future saga sur le modèle des "Rats" ?

" Non, je voulais un seul album car je n’ai jamais autant peiné que sur ce scénario. Je voulais que l’histoire soit crédible, ce qui fait que j’ai dû parcourir un certain nombre de biographies, au moins autant que de personnes citées ! Je n’avais jamais lu autant de livres... Je comprends d’ailleurs que Tardi ait beaucoup écrit sur la guerre de 14. Dès qu’on se documente un peu, le nombre de références devient hallucinant ! "

Frédéric Grolleau, 21/02/2000 )

Interview complète

- Sur la création des figurines Ptiluc,

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L’interview de Ptiluc, par Kalkaf pour Objectible

Comment se passe la création des figurines ?

" Ça se passe toujours de la même façon. J’envoie une série de dessins et ils me renvoient leurs recherches. Ils ont leurs graphistes. Quand on est d’accord sur le dessin, ils travaillent sur le prototype qu’ils m’envoient sous forme de photos, comme Fariboles, ou par fax. Les photos, c’est pas mal, je peux dessiner les modifs directement dessus. […] "

Interview complète

- Faire connaissance avec Ptiluc :

Des rats et des hommes

Vous êtes un auteur plutôt populaire, comment l’expliquez-vous ?

"Je suis un auteur populaire, moi ? Je ne sais pas. Quand j’ai commencé ce métier dans les années quatre-vingt, j’étais plus un auteur marginal, avec un univers intello-glauque, à l’ambiance un peu pesante. La BD est un média avec lequel on peut prendre le temps de travailler : contrairement à un film, on peut relire autant que l’on veut et au rythme que l’on souhaite. Je désirais dire des choses un peu plus complexes que la normale : ce sont mes premiers albums. Ensuite est arrivé ’Rat’s’ qui devait apporter une version plus rythmée, plus "gag" que mes autres productions. C’était un format destiné à la télévision, même si ça ne s’est pas fait. Il y a eu mésentente et je suis parti avec mes dessins. Je suis "populaire" peut-être parce que je fais beaucoup de livres. Je produis tout le temps : j’écris même au bord d’une piste en Afrique avec ma moto en panne. […] "

Vous utilisez souvent des animaux pour dénoncer des faits de société qui vous dérangent. Jean de la Fontaine moderne ?

Jean de la Fontaine, pourquoi pas ? On me le dit souvent. Je m’en fiche. J’ai plus l’impression d’utiliser les animaux comme un auteur de SF. Leur force était de créer d’autres univers afin de transposer le nôtre dedans. C’est ce que je fais avec mes rats et mes cochons. Ce sont en plus les animaux les plus proches de nous : les rats vivent dans des sociétés similaires aux hommes, les cochons ont un patrimoine génétique également très proche du nôtre.

Propos recueillis par Guillaume Monier pour Evene.fr - Mai 2007

Interview complète

- Des rats et des voyages :

Dans les bas fonds avec Ptiluc

A coté de cette saga, tu trouves le temps de dessiner quelques albums isolés, comme "Faces de rats", l’étrange "Amours volatiles", l’inattendu "La Geste de Gilles de Chin et du Dragon de Mons" ou l’éthylique "la Murge", pourquoi ? Quels sont les à coté que tu préfères ?

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« Je ne voulais pas être le mec qui ne fait que des rats. Tu sais moi, j’ai appris à dessiner en faisant de la bd donc j’avais envie de challenges (ça fait bien de dire "des challenges" !) Je me disais "Est-ce que je suis capable de faire autre chose que des rats ?". Parce que mes premiers rats c’était quand même très maladroit comme dessin. A l’époque, Vents d’Ouest n’avait que moi à peu près, alors ils prenaient tout ce que je faisais. Ils prenaient même d’autres auteurs que je leur amenais comme Vincent Hardy. Bizarrement aujourd’hui, après 25 ans de carrière, je n’ai plus la même liberté. Parfois, je leur dis "je voudrais faire ça", et ils disent non, c’est ainsi, les temps changent. Il sort 10 fois plus de bds que dans les années 80, c’est un peu normal qu’ils hésitent à lancer des nouveaux trucs. J’ai finalement inconsciemment profité de cette époque où j’étais dans une nouvelle maison d’édition. Elle voulait étoffer son catalogue et prenait tout ce que j’amenais. »

On retrouve tes rats sur de nombreux produits dérivés : sacs, portefeuilles, affiches et figurines...

« J’ai de magnifiques chaussettes, là si tu veux voir... (Ndlr : Il pose ses pieds sur la table et en effet, c’est beau !). Ca ne marche plus vraiment. C’est fini ! Le merchandising, bien plus que les albums, c’est un phénomène de mode qui passe très vite. J’ai fait aussi des mugs et des verres super jolis mais qui ne se vendent pas du tout ! »

Si tu étais un personnage de Disney ?

« Surtout pas Mickey, je déteste cet Américain moyen avec sa voix de transsexuel. J’ai d’ailleurs fait des illustrations où je prenais un grand plaisir à dégommer des Mickeys. On m’a traité déjà plusieurs fois de Mowgli, mais Mowgli c’est Kipling, pas Disney ! Disney a tout pillé, tout transformé. Je sais qu’Eric Cartier, c’est Goofy... Donald ? Je ne suis pas aussi colérique que Donald, Donald c’est plutôt Sarkozy ! »

Interview en trois parties sur le site de Bb à bd :

Ptiluc, producteur de Rats

Voyageur du Monde

Petit questionnaire de Proust