Ptiluc en questions

Découvrez Ptiluc par le biais de précédentes interview...


- Et si vous deviez vous représenter en un animal, que seriez-vous ?

Avant mon accident de moto, on me disait souvent que je ressemblais à un rat avec mon long nez. Après cet accident, avec mon nez tout plat, je ressemblais plus à un singe, d’où peut être la série "Ni Dieu Ni Bête". J’espère que dessiner des cochons ne va pas me porter malheur…

Ptiluc : un roadtrip avec rats, singes et cochons !, Bédéo.fr

- Quelles sont vos influences ? On pense tout de suite à Orwell et à sa "Ferme des animaux ?"

J’ai lu la "Ferme des animaux", mais j’ai trouvé Orwell excessivement puéril, simplet afin que tout le monde comprenne, peut-être. Je n’ai pas d’influences directes. Je n’essaie pas d’adapter ce que j’ai lu, je l’incorpore juste. Quand j’ai commencé, j’étais sous la coupe de Gotlib et Franquin, les maîtres de la BD : avec eux, il y a eu un avant et un après. Ce sont les influences du début. Je me suis ensuite essayé au style de Pratt et puis j’ai trouvé l’idée des rats. Franquin m’a encouragé là-dedans, m’a conseillé pour planter le décor.

Guillaume Monier pour Evene.fr

- Y a des rats dans ta campagne

Des mulots, des écureuils. Pas de rats. Des rats, j’en ai eu dans le temps...

- Les deux derniers mâles que tu avais vivaient sur ton balcon.

Oui dans une cage.

- Ils devaient se geler les couilles, les malheureux ?

Non, le balcon était plein sud, et on les protégeait du vent. Ils étaient très beaux, avaient un beau pelage.

-  Ils sont morts de vieillesse ?

On a dû le faire piquer. A quatre ans, ils ont perdu leurs poils, ont eu des tumeurs. Dans la nature, ils n’atteignent jamais cet âge.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fuéri, Ptiluc à la pointe du rat : interview, Bodoï, n°29